Une petite ouverture qui existait dans la butte a fait reconnaître une cavité dans son intérieur, probablement le cachot qui se trouve d’ordinaire dans le fond des donjons.
La tour qui surmontait le monticule devait être triangulaire, avec une petite tour vide ou pleine à chacun de ses angles et mesurer environ 12 mètres de côté. Quand à la hauteur, elle devait être considérable, à en juger par l’épaisseur des fragments de muraille, qui ont plus de 2 mètres.


Le sommet : de nombreuses pierres mais plus de forme triangulaire visible comme au XIXe
Dans l’angle formé par le chemin de Vouhet à prissac avec l’Anglin qui est à sa droite, s’élève un monticule de terre de 11 mètres de haut sur 110m de circonférence, à sommet triangulaire irrégulièrement arrondi. Actuellement planté en vigne, le sommet offre quelques traces de construction
également sur un plan triangulaire.
Du côté de rivière, une grosse masse de maçonnerie, sapée dans ses fondements et faisant la culbute est roulée dans l’eau, ou elle offre encore une sorte de pile de pont. Le mortier, aussi dure que la pierre, résiste avec succès aux intempéries de l’air et au choc de l’eau qui parfois recouvre cette masse et toujours bat ses flancs. Les pierres qui la forment sont assez petites et paraissent avoir été jetées à bain de mortier.
Donjon de Vouhet dit la Motte de Chauvigny Notes de Eugène Hubert
Certainement les restes des anciennes piles de pont sur l’Anglin.
Etait-ce pour commander le passage de la rivière ou afin qu’il fût lui-même protégé par les eaux que le fort a été construit en cet endroit, nous ne le savons pas. Cependant ,le chatéau de seigneurial de Vouhet , bien postérieur à la motte de chauvigny se trouve en amont sur la même rivière , à 200 mètres du donjon séparé que par le jardin.
Le nom de la motte de Chauvigny pourrait venir de l’illustre famille de chauvigny qui possédait Vouhet avec le vicomté de Brosse (Partie de Vouhet appartenant au comté de la Marche). Il fut donné en apanage à Jeanne de Chauvigny en 1348.
La base du monticule était primitivement environné d’eau, d’un côté par la rivière et des autres côtés par un fossé que remplissait probablement le petit ruisseau de la marche, qui en ce point joint ses eaux à celle d’une fontaine ferrugineuse sulfatée, pour se jeter ensuite dans l’Anglin.


Le petit ruisseau de la marche. Derrière le photographe, l’Anglin. La motte est sur la gauche.